Nouveau gouvernement, nouveau ministre de l’éducation, nouvelles réformes ?

La salle de classe "1970"Comme tout un chacun, j’attends d’y voir plus clair pour me positionner sur les réformes esquissées par notre nouveau ministre de l’Éducation Nationale, Jean-Michel Blanquer.

Je me souviens que j’avais eu le plaisir de l’accueillir avec enseignants et parents d’élèves à l’école de la Fosse Cornue en avril 2008 à l’occasion de la mise en place des stages de soutien scolaire durant les vacances de printemps alors qu’il était recteur de l’académie de Créteil : il m’avait donné le sentiment d’un bon connaisseur des sujets scolaires et d’un homme d’écoute.

J’espère simplement que cette impression se confirmera : de grâce, qu’il nous évite d’énièmes réformes parachutées et qu’il respecte les acteurs éducatifs que nous sommes toutes et tous : élu-e-s et personnels des collectivités, parents et familles, enseignants bien sûr.

Lorsque je prends connaissance des chiffres de scolarisation sur nos quartiers les plus fragiles, je suis inquiète : ainsi, à certains endroits, ce sont plus de 50 % des 16-24 ans qui sont non-scolarisés !

Les causes de ces échecs doivent être analysées afin de ne plus commettre les erreurs du passé, sinon c’est l’avenir de nombreux jeunes moisséens qui sera compromis, y compris professionnellement.

Et, le temps de l’analyse passé, il faudra, sans à-coup, mettre en place des correcteurs ou confirmer ce qui va bien…

Pour ma part, l’école doit être accueillante à toutes et tous, avec des enseignants bien formés et valorisés, des parents respectueux de l’institution scolaire et formés eux aussi à leur rôle de parent d’élève et enfin des collectivités soucieuse de l’accueil du plus grand nombre sur les temps péri-scolaires dans les meilleures conditions possibles.

Restons donc attentifs, ensemble, à l’avenir de nos enfants qui représentent ce que nous avons de plus cher.

Line Magne

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Le 7 mai prochain, un rendez vous électoral décisif pour la France

Je ressens aujourd’hui la nécessité de faire part de mon opinion aux habitants de Moissy-Cramayel, dans la perspective du second tour de l’élection présidentielle.

Je veux le faire en pensant aux gens que j’apprécie, que je rencontre fréquemment dans ma ville et qui s’apprêtent peut-être à voter pour Marine Le Pen dimanche prochain.

Je n’ai pas de leçon à donner, je reconnais les erreurs de notre société bien souvent égoïste et arrogante et je sens cette colère contenue qui monte dans la population française.

Et je suis inquiète…

C’est pourquoi, j’appelle à un vote tourné vers l’avenir car je rejette de toutes mes forces l’horizon chargé de haine, de violence et de rancoeur auquel nous destine Marine Le Pen.

Je place mes espoirs dans la candidature d’Emmanuel Macron.

S’il est élu, il devra nous faire oublier la crise sociale, politique et morale dans laquelle nous sommes plongés.

Il devra contribuer à nous redonner la confiance et la fierté dont nous avons besoin pour faire face avec courage aux difficultés quotidiennes de la vie. Vaste tâche !

Allons voter le 7 mai, pour une France belle, forte et fraternelle, prête à affronter son avenir avec confiance et détermination.

Line Magne
Maire de Moissy-Cramayel

Face au terrorisme : unité, rassemblement, sang-froid !

IMG_2188Troublée, effrayée, je le suis, comme la majorité des français j’imagine. Pourtant il est hors de question de céder à la peur. N’empêche… ceux qui partiront travailler à Paris cette semaine, en empruntant les trains bondés, en traversant les gares grouillantes de monde… eh bien ils seront inquiets et je les comprends.
Et cette situation va perdurer nous le savons. Alors que faire ?
A l’échelle de notre petite ville, j’ai envie de vous inviter à la vigilance. J’ai bien noté que l’un des terroristes avait grandi à Courcouronnes, commune voisine de l’Essonne. Ne nous trompons pas , des djihadistes en herbe peuvent être parmi nous. Pour anticiper de cette réalité effrayante, il faut bien sûr renforcer notre sécurité . Vous savez que c’est une priorité de mon mandat et de celui de mon équipe municipale. A l’heure où vous lirez ces lignes, nos policiers municipaux s’engageront dans leurs derniers jours de formation au maniement d’un pistolet. C’est bien. Mais ce n’est pas suffisant face à des armes de guerre, tout le monde en convient. Alors , il reste la prévention, l’éducation : repérer les jeunes en difficulté scolaire et familiale, briser leur isolement, lutter contre le décrochage scolaire, aller à la rencontre de leurs parents, et le plus difficile quand ils sont en perte de repères : les aider à construire leur pensée pour repousser les sentiments de haine dans lesquels ils peuvent trouver refuge. Vaste programme, mais c’est aussi la voie que nous avons choisie à Moissy et je remercie tous les éducateurs, au sens strict et au sens large, qui s’investissent dans cette mission essentielle qu’il faut inlassablement mettre en œuvre. Soyons fermes, soyons confiants et solidaires.

Line Magne

votre maire

Sur la brèche en permanence !

_DSC2029A l’image des petits ruisseaux qui font les grandes rivières, mon mandat va bon train. Les dossiers avancent les uns derrière les autres ou plutôt en parallèle… Inutile de vous dire que mes journées sont chargées, à l’identique de celles de mes collègues élu(e)s et des services que nous mobilisons. Mais les résultats sont là et j’en suis contente !

Dernier dossier en date, les travaux d’entretien de la médiathèque qui vient de rouvrir ses portes au public. Après de longs mois profitables, l’équipement offre des locaux rénovés et embellis ainsi que de nouveaux horaires mieux adaptés aux usages actuels. La réflexion avance aussi du côté d’une résidence pour les personnes âgées. Et j’ai bon espoir que ce dossier, inscrit dans mon programme, soit finalisé au cours de ce mandat. Vous ne le savez peut-être pas mais à la réflexion s’enchaînent des phases d’études, de concertation et de travaux. Un cycle incontournable, parfois long pour les habitants, mais qui est bel et bien notre quotidien d’élu(e), et dont chaque étape nécessite de l’énergie, des prises de décisions, l’attente d’autorisations, la recherche de partenaires et subventions…

Et si tout cela s’effectue souvent en toute discrétion, je reste – ainsi que mon équipe – mobilisée avec pour seule ambition : le bien-être des Moisséennes et des Moisséens.

Mon discours à l’occasion de ma Légion d’Honneur

Voici le discours que j’ai prononcé le 25 septembre 2015 à l’occasion de la remise de mes insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur.

Monsieur le Préfet,

Monsieur le Sous-Préfet,

Monsieur le Secrétaire général de la Préfecture,

Monsieur le Député,

Madame la Sénatrice,

Monsieur le représentant de l’Ambassadeur de Mauritanie en France,

Madame la Conseillère départementale,

Messieurs les Présidents d’Agglomération,

Madame, Messieurs les Maires,

Chers collègues élu(e)s,

Chers collègues,

Cher(e)s ami(e)s, chère famille,

En recevant tout début janvier le courrier de Manuel Valls m’informant que je venais d’être nommée, sur sa proposition, au grade de Chevalier dans l’ordre national de la Légion d’Honneur, mes pensées sont allées vers Olivier Faure, notre député.

En effet, c’est lui qui a pris l’initiative de proposer ma candidature à ce titre prestigieux et je l’en remercie bien sincèrement.

Ce n’est pas la première fois que, grâce à son soutien, des femmes élues sont honorées de la sorte, et grâce à lui, le pourcentage des femmes décorées de la Légion d’Honneur va faire un bond en avant, j’en suis sûre!

La féministe que je suis en est fort aise, et c’est aussi pour cela que je n’ai pas hésité à accepter ce signe de reconnaissance nationale attribué aujourd’hui à environ 92 000 personnes. Pourtant cela n’allait pas de soi: d’abord parce que je n’aime pas Napoléon Bonaparte (…), ensuite parce que ma propre famille est rétive aux décorations!

Mais j’accepte donc, avec modestie, cette reconnaissance publique qui salue à la fois ma longue carrière dans la fonction publique territoriale et aussi peut-être des engagements plus personnels.

Après avoir exprimé ma reconnaissance à Olivier Faure, je dois remercier le Préfet de Seine-et-Marne, Jean-Luc Marx, qui a bien voulu me remettre ces insignes.

Pourquoi lui ai-je demandé de me faire cet honneur?

Parce que, à lui tout seul, il représente en Seine-et-Marne la République française qu’il sert avec loyauté et dévouement.

J’apprécie depuis toujours ces hommes et ces femmes, préfets, préfètes, qui incarnent l’autorité de l’État dans nos départements et qui, contre vents et marées, défendent les valeurs républicaines.

Je me retrouve bien dans ces missions qui sont les leurs, à ma place, bien sûr beaucoup plus modeste, et c’est pourquoi j’ai souhaité que notre Préfet préside à cette cérémonie.

De plus, je dois le dire tout simplement, j’aime beaucoup l’homme, sa simplicité, son autorité, sa bienveillance, son écoute…et son sens de l’humour!!!

Merci donc Monsieur le Préfet…

Quelques mots de ma carrière – j’en profite pour saluer les nombreux collègues de l’Agglomération de Sénart présents ce soir- et aussi les collaborateurs municipaux, nombreux également.

Que dire? Que j’ai consacré toute ma vie professionnelle à la réussite d’un projet, d’un territoire: celui de Sénart.

J’ai aimé passionnément mon métier, et j’ai eu la chance d’exercer une grande partie de la palette des emplois territoriaux pendant mes 37 ans de carrière. Ainsi même si je suis restée au service du même territoire tout au long de ces années, j’ai toujours eu le sentiment de progresser en découvrant de nouveaux dossiers, de nouveaux sujets et j’ai eu la satisfaction de contribuer à la création puis au développement de la ville nouvelle.

C’est donc tout naturellement que, la retraite approchant, j’ai pris la décision de me présenter aux élections municipales à Moissy-Cramayel en 2014: une manière de continuer à donner de mon énergie pour le territoire où je me suis épanouie professionnellement et que je sers maintenant en tant que Maire de ma commune et Vice Présidente de l’agglomération de Sénart.

Plus que jamais j’aime porter des projets, manager des équipes mais également être dans une relation de proximité, donc d’écoute, vis à vis des habitants de ma commune et de l’agglomération.

Des sujets me tiennent particulièrement à cœur :

l’éducation tout d’abord ; en effet, j’ai été maire-adjointe chargée de l’éducation pendant trois mandats et je suis fière -entre autre -que Moissy ait mis en place très tôt des rythmes scolaires et des activités périscolaires appropriés aux enfants afin de favoriser leur réussite éducative.

En accueillant la ministre déléguée à la réussite éducative, Madame George Pau-Langevin, en février 2014 à Moissy, ce sont, je la cite : « les efforts considérables et réguliers pour l’éducation » réalisées par la commune, en lien avec plusieurs dizaines d’associations, de nombreux intervenants et bien sûr les enseignants, qui ont été mis en valeur :

élaboration d’une Charte éducative en 1996 à la rédaction de laquelle j’ai fortement contribué,

puis un Projet Educatif Local en 2010 et signature d’un premier Projet Educatif Territorial de Seine-et-Marne en novembre 2013,

enfin ratification du premier Pacte Local pour la Réussite éducative signé en France en 2014.

Voici quelques étapes significatives de notre engagement en faveur des enfants et des jeunes à Moissy dont nous pouvons nous honorer.

La prévention et la sécurité sont également des thèmes qui me mobilisent et qui me rapprochent sans doute de vos propres préoccupations, Monsieur le Préfet.

Prévenir la délinquance, protéger nos concitoyens face à toute forme de violence, ce sont aussi des priorités que je me fixe et pour lesquelles je tente d’obtenir des résultats avec le soutien des élus et des collaborateurs qui m’entourent.

Vous l’aurez compris, le mandat municipal m’épanouit car j’aime les gens: souvent les Maires disent cela, c’est un trait de caractère qui leur est commun car c’est leur « carburant » personnel pour faire face aux difficultés liées à l’exercice de leurs nombreuses missions.

J’ai évoqué tout à l’heure des engagements plus personnels donc j’y viens…

Le féminisme, d’abord!

Toute petite, j’ai trouvé injuste d’être une fille et pas un garçon!

Pour remédier à cela, j’ai vite décidé de me battre pour la reconnaissance de l’égalité entre les hommes et les femmes.

Vaste combat… à titre personnel, je m’en suis plutôt bien tirée, mais au niveau planétaire, il reste à faire! En effet, si l’émancipation féminine est une des plus grande réussite de l’Occident, le reste du monde est encore largement à conquérir! Par conséquent, la cause des femmes demeure plus que jamais mon combat et je le revendique. A l’évidence, l’exercice de responsabilités politiques par les femme peut favoriser ce combat et c’est pourquoi c’est avec humilité que je me résigne, au nom de l’efficacité, à ce que la parité soit imposée par la loi.

A ce moment de mon propos, je dois évoquer la relation particulière qui m’a liée et me lie encore à Jean-Jacques Fournier.

Père de mes enfants, il a été mon employeur quasi unique et j’ai fait partie de son équipe municipale avant de lui succéder. Certains ont crié au népotisme:je pense au contraire qu’il a fait fi des préjugés, notamment quand il m’a encouragé à me présenter aux élections municipales.

En effet, il a toujours été convaincu de la capacité des femmes à faire aussi bien que les hommes.

J’ai beaucoup appris à ses côtés et j’ai la modestie de penser que c’est réciproque.

Merci Jean-Jacques pour ce que tu m’as apporté et m’apporte encore !

L’aide au développement ensuite :

Grâce à Sénart, j’ai pu être actrice de l’aide au développement d’un pays africain pour lequel j’éprouve une véritable attirance: je veux parler de la Mauritanie, bien sûr.

Que dire de mes relations avec les mauritaniens: que je leur ai beaucoup donné et qu’ils m’ont beaucoup donné! La réciprocité en quelque sorte…

Les relations de jumelage grâce auxquelles j’ai pu développer des projets dans de nombreuses villes – et particulièrement à Rosso, ville jumelée avec Moissy- ont fixé un cadre particulièrement respectueux à nos échanges.

J’ai oeuvré pendant près de trente ans notamment dans le domaine de la santé, en soutenant le fonctionnement d’un hôpital de 50 lits et de nombreux dispensaires; plus récemment, j’ai impulsé, avec l’aide de nombreux partenaires sur place, des actions de sensibilisation aux méfaits de l’excision, ce qui est novateur dans ce pays.

Cet engagement en Afrique m’a ouvert à des cultures différentes et m’a familiarisé avec la religion musulmane, me permettant ainsi de mieux comprendre les modes de vie des exilés africains venus travailler dans nos villes.

Au total, cette aventure mauritanienne – que je poursuis encore aujourd’hui, m’aura vous l’aurez compris, mobilisée avec passion-

Je parle souvent de passion ….

Mais alors, quelle place pour ma famille au regard de ces passions qui m’animent et qui dévorent une grande partie de mon temps…

Ma famille…

D’abord, il faut reconnaître que l’histoire n’est pas banale.

Pensez: mes deux filles, Eugénie et Jeanne ont un père qui était Maire et une mère qui est … Maire! Et pour corser le tout, dans la même commune.

Alors, oui, elles ont eu des parents souvent peu disponibles, mais toujours attentifs et aimants.

Sans elles, sans mon mari, je n’aurai pas trouvé la force, l’équilibre, qui permettent de résister aux situations difficiles.

Merci à eux, merci de leur compréhension et de leur patience parfois, merci pour leur soutien.

Merci également aux amis: ils comptent, certains sont là ce soir, fidèles, attentifs.

Enfin, je remercierai tous mes collègues- nombreux- du SAN, de l’EPA, d’autres collectivités voisines, mes collaborateurs de la Mairie, les nombreux élus qui me font l’amitié d’être là ce soir et les responsables d’associations qui représentent les moisséens et les moisséennes qui m’apportent tant de satisfaction.