Voeux à la population et aux partenaires – vendredi 12 janvier 2018 : mon discours

26231713_1670900256300346_3070277396447640735_nMesdames, Messieurs,

Malgré toutes les difficultés qui persistent sur notre planète, je vous propose de nous souhaiter un monde meilleur en 2018 – et au-delà !

Pour cela, j’évoquerai trois raisons qui peuvent nous conduire à être optimiste : le recul de l’analphabétisme, la féminisation du monde et la prise de conscience du changement climatique.

En effet, je lisais récemment que, au niveau mondial, 85 % des adultes lisent et écrivent aujourd’hui, contre 44 % en 1957. Voilà de quoi se montrer optimiste : en effet l’éducation est le plus sûr levier à la fois du développement économique mais également d’un mieux-être général. Bien sûr, il reste à faire : il faut taxer les plus riches, entreprises comprises, et augmenter les petits salaires pour permettre une évolution plus rapide de l’enrichissement général des populations.

Autre bonne nouvelle : le monde se féminise ! La situation des femmes progresse partout, et elles civilisent les hommes, c’est bien connu. « La femme est l’avenir de l’homme » chantait Jean Ferrat…

Témoignage récent de cette évolution, la mobilisation sans précédent fin 2017 contre le harcèlement sexuel et le viol, non seulement en Occident mais aussi en Asie.

L’essor des technologies profite aux femmes : mieux informées, mieux éduquées, elles entreprennent, elles accèdent au micro-crédit, elles maîtrisent mieux leur fécondité. C’est une vague de fond, déterminante pour l’avenir de notre planète.

Quant au changement climatique… il provoque un ressaisissement général !

Cesser d’épuiser les ressources terrestres, changer de stratégies économiques et énergétiques, protéger la biodiversité : d’innombrables actions innovantes se développent partout, et Moissy en est l’exemple même comme nous venons de le voir et comme je vous l’indiquerai à plusieurs reprises dans la suite de mes propos.

Et même si Monsieur Trump nous affole dans ce domaine – comme dans d’autres ! – eh bien les villes, les entreprises et même les églises se substituent aux états défaillants, comme on peut le voir aux États-Unis.

Et puis, une autre raison d’être optimistes, c’est de faire confiance aux jeunes : ils sont à la recherche de solutions concrètes pour changer le monde, ils ne croient peut-être plus aux révolutions, mais ils continuent de rêver !

Revenons à Moissy…

C’est une ville de taille moyenne (17759 habitants, soit 29 de plus que l’an passé), pleine de contrastes, de paradoxes.

Prenons l’exemple du développement économique : la logistique s’y développe puissamment, et les emplois se créent par centaines chaque année.

Je rappelle l’arrivée de Zalando en 2017, le déploiement d’Action, l’arrivée de CDiscount puis bientôt celle de Cultura, en attendant l’implantation de la Scadif.

Cette richesse économique nous est enviée, et je salue le travail de l’EPA Sénart et de Prologis qui aménagent et commercialisent nos parcs d’activités en lien avec GPS. Mais, dans le même temps, la municipalité s’oppose aux entrepôts classés Seveso, exige une intégration paysagère, pose des exigences environnementales, bouscule ses partenaires pour améliorer la sécurité des routes encombrées de camions.

A ce propos, je me félicite de la création récente d’un carrefour à feux sur l’axe de contournement de Moissy, à l’entrée de la ville : sous l’impulsion de la commune, et parce qu’elle a mis la main à la poche, le Conseil Départemental, l’EPA et Prologis ont accepté de comprendre les exigences de sécurité routière que nous avions identifiées avec l’aide des responsables du Centre de Secours des Sapeurs pompiers.

Mais le développement économique à Moissy, ce n’est pas que la logistique et le contraste se niche à l’ouest de la commune. J’ai découvert ces dernières années, et particulièrement l’an dernier, des « pépites ».

En effet, à côté d’ATF Gaïa, Forsee Power et Balyo, l’extension de l’écopôle se confirme : avec un espace de coworking encore unique dans notre secteur, l’écopépinière accueille aujourd’hui 24 entreprises écoresponsables. Et nous venons d’apprendre qu’un projet d’extension de cette capacité d’accueil d’écoactivités est en cours avec la société Spirit qui déploiera prochainement 15000 m² de locaux sur le site, côté Moissy.

C’est une bonne nouvelle là encore, et je remercie l’EPA Sénart et Grand Paris Sud, qui sont à la manœuvre, pour ces perspectives dynamiques dans un secteur, celui des écoactivités, dont le décollage est récent.

Savez-vous qu’aujourd’hui même 3 start up de la French Tech francilienne, hébergées dans notre écopépinière, reviennent du salon de l’innovation technologique qui se tient chaque année à Las Vegas ? Elles s’appellent DotVision, CLEM, Electric Loading, et nous travaillons d’ores et déjà avec cette dernière sur un projet de bornes électriques à déployer dans notre centre-ville…

Enfin, et parce que l’économie c’est aussi le développement des petites entreprises et des artisans, je tiens à souligner la réussite d’une pépinière « atypique » qui se développe dans le cadre d’une de nos fermes briardes, celle de Chanteloup. Là, nous avons fait des découvertes extraordinaires et innovantes. Je n’en citerai que deux : la brasserie artisanale l’Instant, développée par Cédric Brottier et ses amis, et l’éleveuse de chats et « calinothérapeuthe » Marine Droin qui a ouvert son activité « Carpattes Complicité ».

Mais le paradoxe, à Moissy, nous le trouvons aussi ailleurs, dans notre centre-ville par exemple. C’est Jean-Marc Gaulier, le directeur de l’agence d’architectes et de paysagistes Urbicus, qui le dit. « Je dirais que Moissy est une ville assez paradoxale. D’un côté une ville très ancienne, au passé agricole et rural, qui s’appuie sur un bourg encore très présent. De l’autre, des problèmes liés à un habitat social massif et à une forme de ségrégation. Habituellement, ces problèmes sont plutôt logés à la périphérie. Ici, ils se concentrent sur le centre-ville. »

Le centre-ville et le quartier de Lugny, au cœur de nos réflexions et de nos actions, ont fait l’objet d’un travail de concertation, d’analyse et d’étude remarquables en 2017.

Les premières intentions de la rénovation urbaine de ce quartier relevant du dispositif de l’ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine) ont été posées l’an dernier. Elles sont prometteuses et feront l’objet d’expérimentations dès cette année. Je tiens à souligner l’excellent travail qui est conduit sous la responsabilité des services de l’État, et en lien avec GPS, les 5 bailleurs concernés et la SODES, société propriétaire de la plupart des espaces commerciaux du centre-ville.

Le chemin sera encore long. Malheureusement, nous avons pris conscience que le calendrier esquissé avec l’État prendrait du retard. Qu’importe, grâce au rayonnement de notre Maison des Projets et à l’implication des habitants, le processus de consultation s’enrichit et les premières actions engagées suscitent l’intérêt.

La réalisation d’une résidence pour personnes âgées de 83 logements en 2020 à proximité, ainsi que la perspective de la création d’une maison de santé en centre-ville participent à ce dynamisme. Quant aux bailleurs, je tiens à saluer leurs efforts : ils se questionnent, cherchent à innover et dégagent des moyens importants pour améliorer logements et parties communes.

La ville, elle, a décidé de mettre l’accent sur la réhabilitation de l’école la plus ancienne située dans le quartier de Lugny : alors que nous dégageons environ un million d’euros par an pour l’ensemble du patrimoine scolaire, ce sont 200 000 euros en moyenne, chaque année, qui sont fléchés sur cette école. Les résultats sont d’ores et déjà visibles et appréciés, je le sais.

Quant au commerce de proximité, il est l’objet de toutes nos attentions et l’association des commerçants avec à sa tête une nouvelle présidente, Mme Clothilde DRIES travaille en confiance et en dynamisme avec la ville : les récentes fêtes de Noël en attestent.

Bien sûr j’ai envie d’évoquer notre premier marché de Noël. Quel succès ! Quelle qualité ! Je n’ai que des compliments… Même les enfants y ont trouvé leur compte avec manège et patinoire gratuits pendant trois jours.

Oui je sais, il y a un problème : c’était tellement bien, que tout le monde en redemande…

J’en profite pour saluer l’ouverture d’un nouveau restaurant en centre-ville, et puis bien sûr l’arrivée d’une adorable petite boutique qui s’appelle « O petit bonheur », qui porte bien son nom et que je vous conseille.

Voici des signes positifs, et je mentionnerai aussi le beau chantier de rénovation d’un habitat ancien qui accueillera l’étude de notre notaire, Maître Manéa, et la transformation accueillante et confortable des locaux de l’agence du Crédit Agricole.

Mais pour que la vie soit agréable, en centre urbain, comme dans les différents quartiers, il faut que la sécurité soit au rendez-vous : une amélioration importante a été constatée en 2017. Un exemple : alors que les rodéos moto avaient empoisonné notre existence en 2016, ils ont considérablement chuté en 2017, passant de 50 détections à… 5 !

Merci à la Police Nationale, accompagnée par la Police Municipale, pour sa veille active et efficace sur notre ville. Et la bonne coordination conduite, sous l’autorité préfectorale, entre la police et la justice, affermit l’autorité publique et fait reculer la délinquance.

Parcs d’activités en développement, centre-ville en mutation, la caractéristique de Moissy c’est également de développer un nouveau quartier d’habitations au nord de la commune. Après une longue période de stabilité démographique et une longue pause en matière de construction de logements neufs (record battu en 2017 : aucun !), nous allons grâce au nouveau quartier de Chanteloup reprendre le chemin d’une croissance urbaine modérée. 77 logements collectifs en accession à la propriété réalisés par Nexity sont actuellement en chantier, et dans la foulée, ce sont 450 logements qui sortiront de terre à partir de 2019.

Grâce à une démarche innovante pilotée par l’EPA Sénart, ce sont 7 promoteurs différents qui sont appelés à se coordonner pour amorcer le développement de ce nouveau quartier autour d’un groupe scolaire de 18 classes et d’une crèche de 60 berceaux.

Ce sera un écoquartier évidemment, et nous avons tous pour objectif le développement durable, un bilan carbone exemplaire et l’abandon des énergies fossiles à terme. La ville quant à elle s’engage résolument dans cette direction en faisant par exemple le choix d’une chaudière à bois pour le groupe scolaire qui sera livré en septembre 2019.

Et, je reviens à la notion de paradoxe, ce quartier d’habitations sera aussi, parce que c’est notre volonté, emblématique d’un renouveau agricole. Nous aimons notre agriculture et sa contribution à l’entretien de nos paysages doit être soulignée, mais nous commençons à comprendre que certaines pratiques agricoles peuvent empoisonner les sols et être nuisibles pour la santé.

Alors, pour favoriser la biodiversité, nous avons travaillé un projet de ferme urbaine avec le groupement des agriculteurs biologiques d’Île-de-France et l’agglomération Grand Paris Sud. Elle représentera 3,5 hectares et sera située au nord de la ZAC de Chanteloup. Dès ce printemps, nous y planterons des légumes qui seront mitonnés dans notre cuisine centrale pour le plus grand bonheur des 2000 petits convives de nos écoles qui peuvent déjà choisir tous les jours un repas sans viande.

C’est le début d’une belle aventure et d’autres projets sont à venir tandis que nos surfaces d’écopâturages vont encore se développer cette année, cette fois-ci en appui sur la gare.

Mais pour conduire tous ces projets, pour développer toutes ces activités, il faut une âme à notre ville et ce supplément indispensable au bien-être de tous, nous le trouvons grâce à l’implication de nos 110 associations et à la qualité des différentes équipes éducatives de nos établissements d’enseignement. Et avec 95 % de réussite au bac, je crois que notre lycée la Mare Carrée mérite une mention spéciale !

Qu’ils et elles soient infiniment remerciés ici pour leur engagement et leur humanité. Je ne puis les citer tous, mais j’ai envie de relever le remarquable travail de l’association de solidarité africaine de Sénart (ASAS), qui développe à la fois des actions de solidarité et des actions éducatives ; j’ai envie également de citer l’action de nos anciens combattants avec lesquels nous avons conduit à bien la réalisation d’une belle stèle dédiée à la fin des combats en Algérie et en Afrique du Nord.

Merci aux associations qui œuvrent dans le domaine si essentiel de la solidarité : Restos du Cœur, Secours Catholique et association cultuelle et culturelle des musulmans de Moissy. Ces associations ont accompagné notre ville dans l’accueil de deux familles syriennes qui avaient fui les combats de Rakka. Aujourd’hui, les membres de ces 2 familles ont pu se retrouver après avoir été séparés pendant près de 2 années. C’est une grande satisfaction que de savoir que nous avons pu contribuer à la reconstruction de leur avenir.

Merci également aux organisateurs du Téléthon, avec un grand coup de chapeau à Julie Lépicier qui a couru 119km en 24h non-stop !

Pour terminer, comment ne pas évoquer la dimension intercommunale de notre territoire. Depuis le 1er janvier 2016 , Moissy-Cramayel est l’une des 24 communes qui composent Grand Paris Sud.

Avec deux ans de recul, on constate aujourd’hui que l’agglomération est un acteur majeur de notre vie locale : développement économique, gestion d’équipements culturels et sportifs, transport, Grand Paris Sud s’installe dans notre vie quotidienne et sa dimension permet de peser sur des sujets du quotidien et d’avenir. Je pense ici au fonctionnement de la ligne D du RER dont l’amélioration nécessite une veille permanente et collective, au projet de gare TGV, toujours d’actualité sur le sol moisséen et pour lequel des crédits d’étude sont mis en place.

Enfin, je vous parlerai d’un sujet qui me tient à cœur et me procure beaucoup de satisfaction. Vice-Présidente de l’agglomération en charge du développement universitaire, de l’innovation et de la recherche, j’ai exploré (presque) toutes les richesses de notre territoire en la matière : de Sénart à Évry, en passant par Corbeil, la variété de l’offre d’enseignement supérieur et de recherche est considérable et en pleine dynamique de développement. Les ingénieurs, les chercheurs de demain sont déjà chez nous, mais il faut le faire savoir et c’est une mission qui me va bien.

J’en profite donc pour revenir sur une information qui se diffuse de façon discrète mais qui est pourtant majeure pour nos jeunes : il s’agit de la mise en place d’une première année d’étude de médecine sur le campus de Sénart à Lieusaint. C’est une excellente nouvelle qui devrait se concrétiser dès septembre 2018.

Vous l’avez compris, toutes ces dimensions de l’action d’une élue locale me galvanisent : quel bonheur de pouvoir mettre l’intensité de mon engagement, comme dirait mon ami René Réthoré, Maire de Nandy, au service de ces beaux projets, de ces nobles causes !

Mais sans le soutien, l’énergie, la bienveillance et le dynamisme de celles et ceux qui m’entourent, rien ne serait possible.

Aussi, merci à nos partenaires :

  • L’État : Préfecture, DDT, Éducation Nationale, Police Nationale
  • Grand Paris Sud : ses élus, ses services
  • L’EPA Sénart
  • Le Conseil Départemental
  • Le SDIS
  • La CAF et la Fédération des Centres Sociaux
  • Les bailleurs, les promoteurs
  • Les associations
  • Les entreprises

Merci à mes collègues du Conseil Municipal et notamment Angelo Valerii, premier maire-adjoint.

Merci au personnel municipal, à Emmanuel Cattiau son DGS, et à toute l’équipe de direction.

Ce discours également disponible sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=YmdOiNfhFnc

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